Publié le 18 décembre 2020

Muriel Bernard, entrepreneuse bruxelloise de l’année 2020

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métropaul

Nombreuses sont les femmes qui créent ou développent leurs entreprises à Bruxelles. Amélie Alleman, Marine André, Auriane Borremans, Marie de Duve, Emna Everard, Clio Goldbrenner, Diane Govaerts, Gaëlle Lefebvre, pour ne citer qu’elles, font partie de ces femmes entreprenantes. Assurément, il y a là un phénomène qui prend de l’ampleur dans la métropole bruxelloise. C’est pourquoi j’ai décidé qu’il était de mon devoir, en tant qu’homme blanc de plus de 50 ans, de désigner celle qui est l’entrepreneuse de l’année 2020. Toute blague mise à part, je me permets de vous indiquer que, pour moi, Muriel Bernard, co-fondatrice d’eFarmz, mériterait ce titre s’il existait…

Née à Bruxelles il y a 45 ans, Muriel Bernard est mariée et mère de deux enfants. Après ses études d’ingénieure de gestion à Louvain-la-Neuve, elle a travaillé pendant 12 ans dans l’univers du marketing au sein de plusieurs multinationales. Puis, en 2013, avec une amie, elle a fondé eFarmz. Cette plateforme alimentaire propose des produits sains. Sa grande spécificité, c’est le frais, ce qui implique de pouvoir gérer la chaîne du froid. Les circuits sont courts. Les fournisseurs sont bruxellois, wallons, flamands. La crème des producteurs bio de Belgique est réunie sous le label eFarmz. Les livraisons se font généralement sous la forme de boîtes-repas réutilisables et dont l’empreinte carbone est réduite au minimum. Les 40 salariés gèrent environ 40.000 clients à Bruxelles et en Wallonie. La plateforme a triplé ses résultats depuis le début de la crise. En 2020, son chiffre d’affaires devrait être de l’ordre de 10 millions d’euros.

eFarmz peut être considérée comme une pépite de la « foodtech » belge. Elle fait, en tout cas, partie de cet écosystème de startups bruxelloises de plus en plus prisé. Le défi en 2021, pour Muriel Bernard, sera de fidéliser tous ses clients, d’en attirer d’autres, d’élargir la gamme de produits et de maintenir le niveau qualitatif. Il s’agit de garantir que l’impact sur la société est positif. En quelque sorte, eFarmz veut rester une SA à projet sociétal où les salariés ont le sourire. Tout un programme…

Chroniqueur bruxellois + 32 477 33 63 22 • www.aubalcondelactu.be • www.clubgrandplace.eu