Publié le 9 novembre 2020

La voiture volante, un rêve vieux d’une centaine d’années

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En 1917, un ingénieur imagine la première voiture volante qu’il nommera “Curtiss Autoplane”. Dotée d’ailes et d’une hélice, la Ford Model T se montre cependant incapable d’effectuer un vrai vol, même si elle arrive à décoller. Aujourd’hui, ce projet fou est sur le point de voir le jour. Mais nous devrons encore attendre pour qu’il se démocratise…

La société japonaise SkyDrive, financée entre autres par Toyota, a fait un premier test réussi avec sa voiture volante électrique SD-03. Le véhicule a effectué son vol d’essai en août dernier, au-dessus d’un terrain d’essai, avec à son bord un pilote aidé par des algorithmes d’intelligence artificielle pour stabiliser sa trajectoire. Le véhicule de quatre mètres de long, qui fonctionne avec huit rotors, a pris son envol verticalement pour atteindre une altitude de 3 mètres. L’essai a duré quatre minutes. Une prouesse.

Pour Toyota, ce concept eVTOL (Electrical Vertical Take-Off Landing) a de l’avenir. Le constructeur nippon envisage de commercialiser des engins similaires d’ici à 2023. Cependant, ces voitures volantes ne seront pas données à tout le monde, selon des estimations, le coût de l’appareil dépasserait les 250.000€. L’entreprise devra également régler quelques défis techniques tels que l’autonomie du véhicule qui est pour l’instant limitée à une petite dizaine de minutes. Le but étant d’arriver à une autonomie allant à 30 minutes et d’atteindre une vitesse de 60 km/h. Pour le PDG de SkyDrive, l’utilité de sa création diffère selon les économies mais son usage pourra être universel : “Dans les pays développés, les voitures volantes pourront servir de moyens de transport pour réduire la congestion du trafic routier. Dans les pays en voie de développement, elles permettront un transport à moindre coût dans des contrées où les réseaux routiers ne sont pas encore parfaitement existants.”

Extrait tiré du Gentlemen & Ladies numéro 24 disponible ICI.