Mis à jour le 14 octobre 2020

Joaquin Phoenix, bas les masques

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Pour ceux qui connaissent Joaquin Phoenix uniquement en tant qu’acteur, ils ont certainement cru que les photos récentes prises à Washington, sur les marches du Capitole, aux côtés de Jane Fonda et de Susan Sarandon, où on le voit arrêté et menotté faisaient partie d’une scène de son nouveau film. Or, le lauréat de l’Oscar 2020 du meilleur acteur, grâce à sa magnifique interprétation dans le Joker, était descendu dans la rue pour manifester contre les multinationales et les entreprises complices de la crise climatique.

Strictement vegan depuis peu, Phoenix, à la grande joie des omnivores, serait même parvenu à convaincre l’Hollywood Foreign Association Press à servir, pour la première fois en 77 ans, un menu totalement veggie lors du dîner de gala des Golden Globes. Mais ce n’est pas tout. L’année dernière, après avoir prêté sa voix pour le documentaire Earthlings, il est également devenu antispécisme, embrassant ce mouvement à un point tel qu’il refuse l’idée de la supériorité de l’espèce humaine sur les autres animaux. Il a donc décidé de produire The Animal People, un autre documentaire sur le monde de l’activisme animaliste et antispéciste. Toujours en 2019, il a été nommé personnalité de l’année par Peta, une organisation sans but lucratif pour la protection des droits des animaux, pour avoir “fait usage de sa notoriété pour donner de la visibilité aux animaux en difficulté, pour avoir contribué à sensibiliser le grand public, pour avoir protesté à grands cris contre la cruauté et pour avoir réconforté les animaux lors de leurs derniers instants sur Terre, pour être un symbole de compassion et de respect de tous les êtres vivants et un exemple vivant de la fin du spécisme.”

Pour souligner encore davantage son engagement, comme si c’était encore nécessaire, Joaquin a frappé fort lors de la dernière cérémonie des Oscars, lorsqu’il a remercié Peta pendant tout son discours alors qu’il recevait son prix du meilleur acteur. “Nous sommes déconnectés de la nature. Beaucoup d’entre nous sont les enfants d’une vision égocentrique du monde. Nous allons dans la nature et pillons ses ressources. Nous avons peur de l’idée même du changement, car nous pensons devoir renoncer à quelque chose. Mais les êtres humains, dans leurs meilleurs côtés, sont créatifs et ingénieux. Quand nous utilisons l’amour et la compassion comme principes directeurs, nous pouvons créer un changement qui fait du bien à toutes les espèces douées de sensibilité et à l’environnement”, a-t-il déclaré. Et pour ceux qui se demandent ce qu’il portait pour l’occasion, il s’agissait d’un smoking de la styliste Stella McCartney (également très active au niveau écologique), qu’il aurait même porté pendant toute la saison des remises de prix, pour marquer son engagement dans la réduction des déchets, également dans le fashion-system.

Article tiré du Gentlemen & Ladies numéro 23, disponible ICI.