Mis à jour le 7 octobre 2020

Happy Yannick

Partager sur

Yannick Noah n’est pas la personnalité préférée des Français pour rien ! Sympa, accessible et surtout touche à tout, il est plusieurs fois venu dans notre commune pour disputer l’Optima Open de tennis. Mais on aurait aussi bien pu le croiser au golf ou sur la scène du Casino.

Dire que Yannick Noah a eu plusieurs vie n’est pas mentir. En 1983, la victoire à Roland Garros d’un Français ne devait être qu’un événement comme un autre pour le reste du monde. Et pourtant, personne ne l’a oubliée. Car au-delà de la performance tennistique, Yannick a ce charisme et cette exubérance naturelle qui émeuvent. Certes, Noah a l’avantage d’avoir grandi sur terre pilée, mais ce 5 juin, il est parvenu à enlever le morceau en trois sets et ce devant 15 000 spectateurs en folie. « Dans mes rêves de même, je lançais ma raquette en l’air en signe de victoire », explique Noah, « je ne m’imaginais pas tomber à genoux, comme je l’ai fait, sans chercher à imiter Borg ou un autre… je n’avais jamais ressenti une émotion pareille, jamais aussi fort. Quand je me suis relevé, je les ai cherchés, mon père, ma mère, mon coach, tous ceux de ma famille. » C’est peu dire que ces quelques heures de sport ont changé le destin de Yannick qui, lui, n’a pas spécialement changé, donnant toujours l’impression de traverser l’existence en s’amusant, entre légèreté apparente et passion intérieure, s’engageant pour des causes qui lui tiennent à coeur.

Touche à tout !
Epaulé par sa mère, qui lui demande simplement au d.part de dédicacer une photo en tant que parrain de la construction d’un puits au Cameroun, il se rend compte qu’il peut être utile en tant que citoyen. “J’avais signé ça entre deux entraînements, sans faire attention. Six mois plus tard, j’ai re.u une photo de gamins devant un puits avec une pancarte “Merci Yannick”. Cela m’a fait un truc incroyable. Yannick s’investit alors dans plusieurs associations. “J’ai travaillé longtemps avec Handicap International et puis, en 1988 j’ai monté ma propre structure, Les Enfants de la Terre et, depuis 22 ans, je gère l’association “Fête le mur”, qui donne des cours de tennis dans les quartiers difficiles. Entretemps, le gaillard aux pieds nus s’est lancé dans la musique avec le succès qu’on lui connaît. Trois de ses albums d.passant le million d’exemplaires vendus !

L’appel de la petite balle… Blanche !
Et s’il lui reste du temps… il le consacre au golf, sa passion. “Avant, j’étais à fond anti-golf, j’ai découvert ça sur le tard et j’adore. Quand je suis en tournée, on passe deux ou trois jours dans chaque ville, je fais tous les parcours.” Une petite mouche nous souffle qu’il aurait bien foulé notre links knokkois… Mais chuuuuuuuuut !

Extrait tiré du Zoute Paper été 2020.
Envie de lire la suite de l’article ? Rendez-vous ICI.