Mis à jour le 30 juillet 2020

Chroniques de la résilience bruxelloise (17)

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métropaul

Quelles leçons peut-on tirer de la crise du covid pour l’économie bruxelloise ?

La télé bruxelloise BX1, sous la houlette de Jean-Jacques Deleeuw, vient de consacrer un de ses débats de l’été aux leçons économiques à tirer de cette crise du coronavirus (voir lien ci-dessous). J’ai eu la chance de participer à cette réflexion en compagnie de Bruno Colmant (CEO de la Banque Degroof Petercam) et de Salma Haouach (encore chez LN24 au moment de l’enregistrement de l’émission et pas encore passée au MR). Il n’est pas inutile de revenir sur cette discussion et d’en tirer la quintessence pour l’économie bruxelloise…

La première question posée dans le studio des Experts a porté sur le bond de l’e-commerce. Nos glorieux débatteurs sont arrivés à la conclusion que cette mutation serait durable tout en précisant que le commerce digital n’allait pas tuer le commerce physique. Au contraire, ces 2 formes de commerce sont amenées à cohabiter pour autant qu’on aide le petit commerce à se digitaliser. C’est le cas à Bruxelles où un véritable écosystème est en train de se mettre en place à l’initiative de BeCentral.

Le deuxième défi a été de trancher entre le rôle du marché et le rôle de l’Etat. En d’autres termes, que choisir entre le modèle anglo-saxon et le modèle européen ? En tant que capitale de l’Europe, les Bruxellois peuvent se réjouir de la supériorité, en ces temps de crise du covid, du modèle européen. Ceci dit, afin de diminuer les inégalités sociales, il s’agit que cet « Etat-Providence » définisse mieux les secteurs non-marchands à développer. Ce développement passe inévitablement par la croissance économique.

Il importe enfin que l’Etat soit stratège et fixe les filières industrielles à privilégier. A Bruxelles, l’énergie et la téléphonie pourraient faire partie des priorités. Hélas, force est de constater que dans la capitale, il n’y a pas de véritable plan comme en Région wallonne. Pourtant, la Région bruxelloise aurait tout intérêt à s’inspirer de ce qui se passe dans les autres métropoles européennes. Pourquoi Luxembourg, et pas Bruxelles, est-elle devenue le deuxième centre mondial en matière de création de SICAV ? Tout simplement parce que les Luxembourgeois ont une vision stratégique. D’où la question que je pose aux édiles concernés : à quand une approche planificatrice à Bruxelles ?

Chroniqueur bruxellois + 32 477 33 63 22 • www.aubalcondelactu.be • www.clubgrandplace.eu