Publié le 22 juin 2020

2004 MICKELSON : Sacré Phil !

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FILE - In this April 11, 2004, file photo, taken by Dave Martin, Phil Mickelson celebrates after winning the Masters golf tournament with at the Augusta National Golf Club in Augusta, Ga. Martin, a longtime Associated Press photographer based in Montgomery, Ala., died after collapsing on the Georgia Dome field at the Chick-fil-A Bowl on Tuesday, Dec. 31, 2013. Martin was 59.(AP Photo/Dave Martin, File)

En 2004, Phil Mickelson a revêtu pour la première fois la Green Jacket qui lui tendait les bras depuis de nombreuses années déjà. Il s’est imposé avec un petit coup d’avance sur Ernie Els, via un putt pour birdie de 18 foot (un peu moins de 6 mètres) au trou n°18.

Le Sud-Africain était pourtant revenu du Diable Vauvert en ayant réussi notamment deux eagles, tout en étant leader de trois coups au turn, puis encore (brièvement) au club-house, en attendant le gaucher américain qui évoluait dans la partie de tête. Mickelson a bénéficié de la ligne de Chris DiMarco, qui était 10cm derrière lui pour le dernier putt. Un coup de chance qui fait partie du jeu… et du destin, son putt tombant après avoir pris la lèvre et fait quasiment le tour du trou !

Sur un birdie…
C’était la quatrième fois dans l’histoire qu’un joueur s’imposait à Augusta sur un birdie, ce qu’avait déjà réalisé Mark O’Meara lors sa seule victoire majeure en 1998. De quoi donner un sourire encore plus éclatant à Phil, vainqueur à neuf coups sous le par (72-69-69-69) qui avait échoué dans ses 43 premières tentatives de remporter un Major, et qui, du haut de ses 33 ans, semblait être cantonné dans son rôle d’heureux loser. Il pouvait en tout cas tomber dans les bras de sa femme Amy et de ses trois jeunes enfants à l’époque.

Le bon mot
Lors de la cérémonie de prize-giving, celui qui n’est jamais avare d’un bon mot lâchera ainsi : “Mon discours sera assez long, car je n’en ai pas souvent l’opportunité (…) J’espère que les membres d’Augusta sont aussi heureux que moi car ils devront s’habituer à me voir, je serai désormais de retour chaque année.” Hootie Johnson, président du club et du tournoi, répondra dans la foulée à son nouveau membre honoraire : “Je ne sais pas ce qui pouvait nous rendre plus heureux cette année que de vous voir remporter votre premier Major à Augusta”. Ce qui était aussi sans doute le cas de la plupart des téléspectateurs neutres, américains ou non, qui commençaient à se lasser de la domination outrancière de Tiger Woods, à peine 22e lors de cette édition, son plus mauvais résultat au Masters depuis ses débuts pros.

4 nouveaux Majors à son actif
Depuis lors, Mickelson a cependant élargi son palmarès avec quatre nouveaux Majors, dont deux autres Masters (2006 et 2010), seul l’US Open lui ayant (définitivement ?) échappé alors qu’il y a terminé runner-up à six reprises. Un Grand Chelem en carrière qu’il n’a désormais quasiment plus aucune chance de boucler, alors qu’il fêtera son demi-siècle le 16 juin prochain. Mais ce qui ne l’empêchera pas d’être heureux et de garder le sourire, béat ou pas, jusqu’à la fin de ses jours.

Extrait du Play Golf 278
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