Mis à jour le 7 mai 2020

Chroniques de la résilience bruxelloise (5)

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métropaul

Et si on pensait aussi au Haut Commerce à Bruxelles ?

Ce lundi 11 mai 2020, c’est la grande réouverture des magasins en Belgique. On ne peut que se réjouir de voir notre petit pays aboutir à cette phase importante du processus de déconfinement. Pour des raisons tout à la fois économiques et sociales, il est essentiel que nos commerçants, quel que soit leur domaine d’activité, en reviennent à la vie de la cité. Mais à Bruxelles, il est un secteur qui mériterait plus de considération de la part des autorités : c’est celui du Haut Commerce. Ce secteur est stratégique, non seulement pour le développement de la capitale, mais aussi pour son image. Hélas, encore trop souvent, chez nos politiciens, parler du luxe est politiquement incorrect. Pourtant, ce ne serait pas un luxe d’en parler… 

Le réseau Brussels Exclusive Labels, présidé par Sophie Helsmoortel, rassemble les maisons bruxelloises de qualité. Tous ces artisans sont unis par la volonté de promouvoir la notion de service sur mesure. Cela signifie des savoir-faire dans de multiples domaines : alimentation, gastronomie, hôtellerie, élégance, habillement, montres, décoration, art, joaillerie, évasion,… Ces compétences se réincarnent dans les plus belles enseignes de Bruxelles : Hôtel Amigo, Dandoy, Delvaux, Rob, Rouge Tomate, Saint-Aulay, Wolfers,… Et derrière ces vitrines, l’on retrouve les meilleurs ambassadeurs de l’art de vivre bruxellois : Pierre Degand, Fabienne Delvigne, Marc Filipson, Serge Litvine, Pierre Marcolini, Dominique Rigo, Lionel Rigolet, Edouard Vermeulen, Diane Von Furstenberg,…

En temps normal, le Haut Commerce représente à Bruxelles 3.000 professionnels et un chiffre d’affaire de l’ordre de 1,5 milliards d’euros. A court terme, ces chiffres constituent déjà de bonnes raisons de s’y intéresser. Mais, à moyen terme, dans la perspective de l’après-coronavirus, il est permis de penser que l’emploi local de qualité aura encore plus sa place dans la société. Sans compter les retombées positives que le Haut Commerce apporte au city marketing de Bruxelles. Malgré tout cela, la classe politique reste indifférente à la situation de ce secteur. La fin de l’Hôtel Métropole est très révélatrice à ce sujet. Parfois même, cela va plus loin que l’indifférence. Difficile de croire que les nouvelles règles de mobilité seront favorables aux commerçants bruxellois. Encore plus qu’auparavant, continuer à faire du Haut Commerce en 2020 à Bruxelles sera une question de passion…

Chroniqueur bruxellois + 32 477 33 63 22 • www.aubalcondelactu.be • www.clubgrandplace.eu