Mis à jour le 31 mars 2020

Le XIXe siècle bruxellois ou le siècle de Victor Hugo…

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métropaul

Le XIXe siècle bruxellois fut français, hollandais et… belge ! C’est évidemment la période belge qui m’intéresse car elle préfigure le Bruxelles d’aujourd’hui à savoir une métropole internationale à l’accent « frenchy ». Le livre de Marc Meganck Bruxelles, en cheminant sur la ligne du temps (180° Editions) met parfaitement en évidence ces personnalités de tous les pays qui ont fréquenté la capitale belge entre 1830 et 1900. Mais celle qui surpasse toutes les autres reste bien sûr Victor Hugo…

Commençons ce XIXe siècle bruxellois en 1845 avec Karl Marx (1818-1883). Notre « dangereux révolutionnaire », qui vient d’être expulsé par le gouvernement français, s’installe à Bruxelles où il sera rejoint par Friedrich Engels et où il va séjourner jusqu’au 3 mars 1848. Trois ans plus tard, c’est un autre exilé célèbre qui aboutit dans la capitale. A la suite du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851, Victor Hugo (1802-1885) arrive à Bruxelles (où il était déjà venu quatorze ans plus tôt). Il réapparaîtra encore plusieurs fois en Belgique avant d’être expulsé définitivement en 1871. En 1864, c’est Charles Baudelaire (1821-1867) qui débarque à Bruxelles. Il s’installe à l’Hôtel du Grand Miroir, Rue de la Montagne, près de la Grand-Place. Il est plein d’espoirs. Il devra vite déchanter, ce qui nourrira sa haine vis-à-vis de la Belgique. Toujours en 1864, très précisément le 26 septembre, au Jardin Botanique, se déroule un événement considérable. A l’invitation de Léopold Ier , Gaspar-Félix Tournachon (1820-1910), dit Nadar, vient présenter son énorme montgolfière Géant. Pour éloigner le nombreux public, il fait placer des obstacles mobiles. Les fameuses « barrières Nadar » sont ainsi nées à Bruxelles…

Le 10 juillet 1873, à la suite d’une dispute, Paul Verlaine (1844-1896) tire sur son amant, Arthur Rimbaud (1854-1891), avec le pistolet qu’il a acheté chez l’armurier Montigny dans les Galeries Saint-Hubert. Quinze ans plus tard, James Ensor (1860-1949) présente dans la tourmente son œuvre la plus célèbre : L’Entré du Christ à Bruxelles. Même s’il est né à Ostende, le peintre est très attaché à Bruxelles. Trois ans après, le 28 mai 1891, William Frederick Cody (1846-1917), plus connu sous le nom de Buffalo Bill, installe son show à Ixelles, dans la plaine de Ten Bosch, à deux pas de l’Avenue Louise. Le succès est colossal. Cet événement annonce l’attraction Venise à Bruxelles de 1895 et l’Exposition Internationale de Bruxelles de 1897 qui clôtureront en beauté ce XIXe siècle à Bruxelles…

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