Mis à jour le 30 janvier 2020

Pas d’ouverture au public du Domaine Royal sans réflexion globale

Partager sur

En réponse à une question de la commission des affaires intérieures de la Chambre, le gouvernement bruxellois vient d’indiquer qu’il soutient l’idée d’une ouverture partielle et contrôlée au public du Domaine Royal de Laeken. Cette position répond à la volonté d’offrir davantage d’espaces verts aux Bruxellois tout en préservant une biodiversité exceptionnelle et en assurant la sécurité de la Famille Royale. Espérons que cette avancée significative soit le prélude d’une prise de conscience de toutes les parties prenantes. En effet, le Domaine Royal fait partie d’un ensemble qui représente un patrimoine vert de premier plan. Il devient urgent de globaliser la gestion de tous les parcs du Nord de Bruxelles.

Le Domaine Royal de Laeken constitue un espace unique de 186 hectares entièrement situé en Région de Bruxelles-Capitale. Cela correspond quasiment à la totalité du territoire de Monaco. C’est dire l’énormité de ce patrimoine. Et pourtant, ce n’est qu’une partie du poumon vert du Nord de Bruxelles. A côté du Domaine Royal, des Serres Royales et du Château de Laeken, il y a d’autres pépites et non des moindres : les Jardins du Fleuriste, le Château du Stuyvenberg, le Château du Belvédère, le Parc d’Osseghem, le Parc de Laeken, le Jardin colonial de Laeken, le Jardin Jean Sobieski, le Cimetière de Laeken,… Ces entités appartiennent ou sont gérées par une multitude d’institutions : Palais Royal, Donation Royale, Etat fédéral, Région de Bruxelles-Capitale, Ville de Bruxelles,… Sans compter que d’autres organismes comme la Région flamande et Visit.Brussels sont concernés. Bref, c’est la lasagne institutionnelle dans toute sa splendeur.

En résumé, on peut dire que le Nord de Bruxelles dispose d’un patrimoine vert qui n’a rien à envier à la Forêt de Soignes. Ces joyaux mériteraient que les citoyens et les politiques s’y intéressent davantage. Pour permettre leur préservation à long terme, il est grand temps que ces terrains bénéficient d’une gestion unifiée. Espérons que pour mettre toutes les parties autour de la table, cela ira plus vite que dans le cas de la Forêt de Soignes…